Retour d’expérience: les meilleures astuces

Amis voyageurs et cyclotouristes, cet article est pour vous !

Nous tenions à vous présenter dans cette page les meilleures astuces que nous avons retenu de cette année de voyage à vélo afin que vous puissiez profiter de notre expérience. Ce n’est pas un mode d’emploi pour vous aider à préparer votre voyage (il existe déjà de nombreux sites pour cela) mais plutôt quelques conseils vraiment utiles pour vous simplifier la vie pendant votre périple.

Un minimum de préparation.

C’est vrai, il faut l’avouer même si ça m’arrache un peu le cœur (Carlito speaking) la phase de préparatifs nous a bien aidé dans la réussite de notre projet. En particulier, la planification de l’itinéraire avec estimation des kilométrages et des dates, ce qui nous a permis de réserver nos billets tour-du-monde (car il fallait connaître les dates pour les réserver).

Voici la stratégie à adopter selon nous:

  • Étape 1: Définir dans les grandes lignes où l’on veut voyager et si cela est possible (visa, sécurité, budget…). 
  • Étape 2: Définir le nombre de kilomètres que l’on pense pouvoir faire par jour (en moyenne, à la grosse). Par exemple, nous avions pris 68km/jour inclus les journées de repos. 
  • Étape 3:Estimer les distances entre les points majeurs de votre voyage (les grosses villes généralement). Perso, pour cela j’ai utilisé GoogleMap. C’est pas grave si ce n’est pas très précis mais ça donne une idée. 
  • Étape 4:Du coup, en connaissant la date de départ cela vous permet de réaliser un fichier Excel avec à gauche les différents points de passage et à droite la distance parcourue et la date d’arrivée (en utilisant votre moyenne/jour). 
  • Étape 5:Pour finir, vous pouvez regarder les saisons dans les pays traversés en fonction de la période (vert=favorable, jaune=OK, orange=Bof, rouge=Oulala). Par exemple, on voit dans le tableau que nous étions en septembre/octobre en NZ en couleur orange car c’était l’hiver donc pas le meilleur moment. Idem, nous étions en rouge en Thaïlande car pendant la saison des moussons (vers la fin des moussons, c’est déjà ça). 
  • Étape 6: Regarder finalement au global si cela vous convient sinon vous pouvez modifier la date de départ et cela modifie tout le reste pour voir si cela est mieux au niveau des saisons. Après, il faut savoir car chaque saison a des avantages (moins de touristes et moins cher hors saison, les agneaux nouveaux nés en NZ en hiver …).

Pour avoir, une idée j’ai mis ci-dessous le fichier que nous avons utilisé pour préparer notre voyage. Il suffit de cliquer dessus pour l’agrandir.

Itinéraire et dates

Ne pas avoir peur de prendre l’avion avec les vélos.

Beaucoup de cyclistes n’aiment pas trop se confronter à l’avion, et on peut les comprendre. Mais finalement, nous avons bien réussi à prendre nos 7 vols au cours de cette année :). Voici les différentes techniques utilisées (toujours avec succès même si avec quelques sueurs froides):

Technique 1: A l’arrache.

Il est possible d’aller directement à l’aéroport en vélo avec du papier bulle et du scotch dans les sacoches. On arrange un peu le vélo pour l’embarquement (guidon droit, suppression des pédales, selle baissée, démontage dérailleur arrière, dégonflage des pneus) et on emballe comme on peut les parties fragiles avec le scotch et le papier bulle. Ensuite on prépare son meilleur sourire et on tente de faire embarquer le vélo comme cela souvent contre la signature d’une décharge en faveur de la compagnie aérienne.

Personnellement c’est ma technique préférée, c’est facile, rapide et on peut aller direct à l’aéroport en vélo. En plus, le personnel de l’aéroport voit bien que c’est un vélo et ils peuvent le faire rouler donc peu de risque de casse finalement. Cela marche bien dans les petites villes (petits aéroports, vols internes..) comme par exemple Iles de Pâques, Tahiti, Ushuaïa ou c’est quand même plus à la bonne franquette qu’à CDG… L’inconvénient majeur est le refus potentiel de la compagnie aérienne à cause de leur politique interne. Là, c’est la démerde il faut acheter un carton à l’aéroport ou enrouler le vélo dans le film plastique servant aux bagages ou négocier avec la compagnie. Nous avons eu le cas deux fois et avons toujours trouvé la solution.

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Les vélos sortant de l’avion à Ushuaïa avec les sacoches bien emballées dans les sacs Ikéa.

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Réparation d’un pneu crevé de manière explicable dans l’aéroport d’Ushuaïa.

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Quand c’est emballé dans le film plastique. En prime, une belle galère et une bonne partie de rigolade.

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Et après, il faut déballer et tout remonter. Pas très écolo en tout cas…

point blancTechnique 2: Dans des cartons à vélo.

C’est la deuxième solution que nous avons utilisé. Il est assez facile de trouver des cartons gratuitement dans les magasins de vélos. Ensuite, il reste à démonter les vélos pour les faire rentrer dans les cartons et bien les protéger avec du papier bulle. Le gros inconvénient, c’est pour aller à l’aéroport. Soit il faut que quelqu’un vous dépose avec une grosse voiture, soit trouver un taxi avec un monospace par exemple. En tout cas, ça se fait mais c’est plus de logistique que la première technique. L’avantage c’est que vous ne devriez pas avoir de problème avec la compagnie aérienne.

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Et voilà prêt pour le grand départ à CDG avec nos énormes cartons préparés tranquillement à la maison.

Technique 3: Dans des housses à vélo.

Il paraît que ça marche bien mais je crois que c’est mieux adapté à des vélos de course. Et puis le cyclotouriste n’a pas vraiment envie de se trimballer pendant 6 mois la housse dans une sacoche. A essayer sur un voyage courte durée peut-être.

Pour le reste: les sacoches et l’équipement.

Nous avons utilisé des sacs Ikéa qui sont solides et assez grands pour mettre les 4 sacoches (les 2 avant et les 2 arrières) dedans. Ensuite on bourre bien et on fait un nœud avec les lanières. C’est super efficace et le sac peut servir pour prendre les bus également. Du coup, on a toujours gardé les 2 sacs Ikéa avec nous pendant le voyage (vraiment pas très lourd).

En conclusion, je dirais qu’il peut vraiment être intéressant d’inclure quelques vols dans son voyage à vélo car cela permet de voir des ambiances complètement différentes, d’introduire un nouveau départ au sein même du voyage. Cela permet de ne pas se lasser et d’avoir un aperçu d’endroits vraiment différents sur une durée limitée. En tout cas, avec L’Amérique du Sud, la Polynésie, la Nouvelle-Zélande et l’Asie nous avons été servi.

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Et voilà les sacoches dans les fameux sacs Ikéa. Avec un peu de scotch, c’est vraiment bien solide.

Faire d’autres activités.

Nous avons tellement adoré voyager en vélo que cela ne remet absolument pas en cause cela. C’est juste qu’il a été tellement intéressant et plaisant de poser la bécane quelques jours pour faire autre chose. Au programme randonnée dans des parcs naturels sublimes (Torres del paine, Cordillère blanche, Taman Negara…), alpinisme sur le toit du monde (Huayna Potosi, Misti..), plongée au milieu de milliers de poissons (Perhentians, Similan…), kayaks, natation et bateau. Du coup, c’est parfois un petit budget supplémentaire à prévoir mais cela va tellement enrichir votre voyage que nous pensons que cela vaut vraiment le coup. Après, certains font même du canyoning, du parachute, du parapente, du ski… Ça dépend des pays et des goûts. Bonne chance!!!

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Partir léger.

A part si vous partez faire la Sibérie en vélo, prenez vraiment le minimum car il est possible de se procurer énormément de choses sur place. Pour les réparations par exemple, il y a vraiment des vélos partout dans le monde et avec de bons pneus, il est peu probable qu’ils vous lâchent comme ça tout d’un coup. On a vraiment réussi à se procurer ce dont nous avions besoin sur place (c’est logique, dans un endroit où il fait froid il va y avoir des pulls et des bonnets). En plus, cela fait marcher l’économie locale et vous permettra de faire des économies substantielles (enfin ça dépend où vous êtes…).

Apprendre les langues.

languesForcément c’est un vrai investissement en temps et tout dépend du voyage en question. Mais pour un voyage en Amérique par exemple, je trouve cela dommage de ne pas avoir de bonne base en Anglais pour le Nord ou l’Espagnol pour le Sud. C’est vraiment jouable et cela rendra votre voyage tellement plus enrichissant et agréable. Après, c’est sur pour l’Asie centrale cela me permet plus compliqué. Tout ça pour dire, si vous avez un peu de temps avant de partir, je trouve que c’est un vrai plus surtout si vous restez plusieurs mois dans le même pays (ce qui arrive souvent en vélo). Dans tout les cas apprendre les mots de base est quasi-indispensable pour se débrouiller et rester poli. Pour ma part, je me suis remis à l’Espagnol avec la méthode Assimil que je trouve très bien faite et qui permet de se débrouiller rapidement. A vos cahiers !!

Cartes Maps.me + Profil altimétrique.

mapsmeL’application communautaire Maps.Me (Android) est 100% gratuite et permet l’utilisation hors ligne de cartes extrêmement précises. Il y a dessus les routes principales, les chemins, les sentiers de randonnées, les spots de plongée et même les pistes dans le désert bolivien. Parfait pour partir à l’aventure en toute tranquillité en sachant qu’on peut utilisé le GPS sur les cartes si besoin. Je précise que cela fonctionne même en mode avion sans carte Sim, ni connexion, ni rien, juste de la batterie). La fonction « recherche » permet de savoir où on peut trouver un restaurant, une guesthouse, une station service… Avoir cette application offre tellement de flexibilité et l’opportunité d’emprunter de petites routes qui ne sont pas indiquées sur des cartes papiers. Bref un vrai coup de cœur.

elevation profileNous aimions bien également avoir une idée du profil altimétrique de la route afin de choisir notre itinéraire et de définir nos étapes (en particulier dans la cordillère des Andes où certaines côtes font jusqu’à 100km). Pour cela, je vous conseille l’application (Android) « Elevation Profile » qui permet en cliquant sur deux points sur une carte d’avoir le profil altimétrique. Bon ok, il faut internet mais ça peut s’anticiper un peu.

Le réseau Warmshowers.

warmhoerr paintIl n’y a plus à faire la réputation de ce réseau dédié aux voyageurs à vélo. Nous avons reçu un accueil impeccable tout au long de notre voyage. Il est vrai, il n’y a pas des WS partout mais cela a marché dans toutes les grosses villes ainsi que dans quelques endroits inattendus. Cela demande aussi un peu d’organisation mais vous ne le regretterez pas. Et si vous passez par Lyon, venez faire un tour chez Claire & Charles, il y a un lit et une assiette chaude qui vous attendent.

Une enceinte Bluetooth.

EnceinteComme indiqué dans la page matériel, c’est vraiment trop génial cette enceinte étanche et incassable. Finit la monotonie des longues journées de vélo. Un vrai plus qui fait la différence. Il suffit d’avoir vu la tête de Claire quand elle a perdu la sienne dans une descente en Amazonie péruvienne. Pas d’hésitation à avoir pour pédaler plein son !!

J’espère que ces quelques tips vous aideront dans la préparation et la réalisation de votre périple. Et maintenant, c’est parti pour la V-Liberté ! Cheers.